Peaky Blinders, une série qui a glané des fans par milliers à travers le monde. Avec son casting XXL, sa direction photo épurée, ses dialogues léchés et ses rebondissements renversants, trouver une fin explosive à la série dénotait d’un exercice d’équilibriste. Le moins que l’on puisse dire, c’est que certaines belles histoires n’ont pas forcément besoin de fin programmées.
- Netflix | 20 Mars 2026 (USA)
- Durée : Durée : 1 H 52
- Genre : Drame, Historique, Policier
- Réalisateur : Tom Harper
- Acteurs : Cillian Murphy, Rebecca Ferguson, Barry Keoghan
Le pitch : Peaky Blinders
« Birmingham, 1940. En pleine Seconde Guerre mondiale, Tommy Shelby est contraint de sortir de son exil volontaire pour affronter un destin tragique. L’avenir de sa famille et de son pays est en jeu, il doit affronter ses propres démons et faire un choix : assumer son héritage ou le réduire en cendres. Sur ordre des Peaky Blinders. »
Peaky Blinders – Le Grand + :
Visuellement, l’univers de la série est respecté. Les costumes sont impeccables, la direction photographique qui en met plein la vue toujours au rendez-vous et les dialogues bien menés. Cillian Murphy crève toujours l’écran avec son charisme naturel.
La production fait la part belle à l’aspect psychologique du personnage de Tommy. On comprend ses luttes, on vit sa vulnérabilité. Une approche qui sonne comme un écho à l’ère où la santé mentale est plus que jamais d’actualité.
Le film assume sa posture de dernière marche. Les nombreux flashs se posent en véritables tableaux d’aurevoir. La bande son mêle mélancolie et tristesse. Une fin poétique qui relève du grand Art. Seulement, on parle bien de Peaky Blinders, et cette dernière danse, si elle a réussi à réunir les fans (une dernière fois ?) divise aussi. Boucler 6 saisons d’une série si excellente par un long métrage, c’est un pari audacieux/fou.
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Peaky Blinders – Le petit – :
La fin de la saison 6 laissait déjà transparaitre comme un air d’essoufflement. A la question de savoir s’il faut se faire les 6 saisons avant le long métrage, je répondrai indiscutablement oui. Sans cela, ce sera un visionnage sans intérêt, car Peaky Blinders est un univers. C’est peut-être pour dresser le tapis rouge aux nouveaux venus que la production a engagé ce voyage périlleux dans la psyché si tourmentée de Tommy Shelby. Entre flash-backs, visions hachées et références dans les dialogues, les différents arcs narratifs se trouvent bridés au niveau de la charge émotionnelle.
Près de 30 minutes durant, c’est un Tommy Shelby bousillé, celui de la fin de la saison 6 qui nous est présenté. Et quand ce meneur d’homme semble être parvenu à vaincre ses démons, le mercure monte rapidement mais retombe aussitôt. La scène du pub par exemple est pile dans l’esprit de la série. Mais à peine terminée que toute la tension retombe.
Dans les saisons précédentes, le personnage déjà très fort de Tommy était soutenu par d’autres personnages non moins importants. C’est le cas de Arthur Shelby par exemple. Son absence dans cette fin de saga se fait terriblement remarquer. Quant au justificatif de son absence, on aurait pu trouver mieux.
En fait, le film se présente comme une simple conclusion de saga, là où des fans qui ont attendu des années durant espéraient la suite d’une histoire. Ainsi, la trame narrative est d’une minceur de top modèle. On attend le miracle de la série, mais il ne vient jamais. Ou peut-être sommes-nous devenus un peu trop exigeants ? La lenteur narrative, et le manque de profondeur n’aident pas particulièrement. Un peu comme l’excellence de la série qui donne du fil à retordre, quand on veut lui donner une conclusion.
C’est le cœur en lambeaux que j’affirme que Le syndrome des fins bâclées n’a fait qu’une bouchée de Peaky Blinders. Au moins ça c’est dit, au beau milieu du morne hiver ! Avé spin off viendra nous sauver.
Direction photo impeccable | Trame timide | Manque de profondeur
Indice de Recommandation / 5 : [3/5]

